ous la blême lumière de ces bois, je chemine et m’enfonce dans la pénombre de cette soirée. De toutes parts dans la forêt, j’épie l’origine furtive de petits bruits inconnus. Angoissé, me retournant, je trébuche à tous les pas.
’aperçois enfin la silhouette de mon abri. Poussant la porte de mon refuge sans lumière, j’attends que ma vue perce l’obscurité. A tâtons, percutant de-ci de-là une poutre ou un meuble, je découvre une pierre à feux. Elle illuminera de ses étincelles la maisonnée. Une bougie salvatrice me tend la main.
ans la pièce, une grande table de bois, de vieilles chaises aux pailles trouées, un fourneau et quelques gamelles pendues au mur. Un escalier de bois m’invite à rejoindre sous le toit, une couche au confort précaire. La faim, le froid et ma couardise me tenaillent. Un bon feu sera mon allié et mon réconfort.
ur la table, un vieux livre des Savoie m’appelle de toutes ses pages. Le vieux cuir de la couverture sent l’époque. J’ouvre le recueil en son milieu. Les images de mon enfance me reviennent peu à peu comme de doux souvenirs. Ma grand mère me racontait ces histoires. La douce chaleur aidant, je somnole sous la bougie, l’attention retenue par une légende médiévale.

