Si l’accompagnement avec un moniteur de parapente lors d’un baptême biplace est indispensable pour un premier vol, il en va de même pour la photographie. Il est en effet plus aisé d’utiliser une voile biplace : L’exercice de la photographie se séparant ainsi du pilotage. Lors des prises de vues, une certaine aisance est nécessaire pour la réussite des clichés. Découvrir le premier vol libre demande un minimum de préparations pour apprendre avec un moniteur les fortes sensations. [1]
De bons clichés dépendent certainement autant du pilote que du photographe. Le pilote aura à mener le photographe à l’endroit précis de la prise de vue. Le pilote se doit de comprendre les différents problèmes de contre-jour, de lumière et de composition photographique. Une bonne entente et un minimum de préparation du plan de vol est à définir avant le vol pour de bons résultats photographiques. Un objectif grand angle sera le bienvenu pour shooter le pilote et sa voile. Un filtre UV est parfois appréciable. Un déclencheur à distance (câble ou télécommande) peut gérer un appareil fixé à la ceinture ou sur la cuisse d’un pilote seul. Attention à ne pas entraver les mouvements ou à ne pas perdre l’appareil photo.
Approcher la montagne sous une aile est une expérience forte en images et souvenirs. La vue surplombant les montagnes et nuages est exceptionnelle. Le vol en parapente permet de porter très loin le regard et cela sans obstacles. Cette grande liberté dévoile à l’imagination de nombreux rêves. Surplomber les sommets et se jouer des impossibilités d’accès, procure au parapentiste un panorama qu’aucun chemin ou sommet ne peut donner.
Le point de vue aérien, unique à chaque instant m’offre une approche exceptionnelle de la montagne. Les nuages cotonneux traversés, les couleurs et transparences sont figés par l’appareil photos. Les émotions et l’imaginaire aérien ajoutent une impression d’espace unique aux œuvres. Les couleurs, longuement recherchées se posent avec délicatesse sur le papier.






