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Banques d'images libres de droits

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Banques d’images libres de droits

Les questions des agences et de l'édition:

Comment peut-on être certain que l’image que l’on achète par l’intermédiaire d’une banale banque d’image en ligne est bien libre de tous droits ? N’y a-t-il pas des droits à l’image ou de droits d’auteur orphelin ? Car en effet, qu’est ce qui empêcherait un individu lambda de piocher des images à droite ou à gauche sur Internet pour les revendre en se faisant passer pour l’auteur ? Les questions que se posent les agences ne sont pas dénuées de sens : Quelle part de responsabilité peut-on retenir contre mon agence, si je diffuse un plagiat refourgué ? Quelle sont les possibilités de recours contre une banque d’image en ligne lambda dont le siège est parfois situé loin à l’international ? Autant de questions qui remettent les choses à leur place, mais ce n’est pas tout :

Code de la propriété intellectuelle

Le Code de la propriété intellectuelle exclut la notion « libre de droit » en imposant un cadre strictement défini à l’utilisation de toute œuvre. Pour un photographe, diffuser ses photographies en « libre de droit » reviendrait à perdre la totalité de ses droits et à autoriser la diffusion de ses photographies sur tous supports, sans limite de volume, par n’importe qui et dans n’importe quel contexte. Tous ces points sont totalement contraire au code de la propriété intellectuelle. Sans un cadre limité, le contrat est caduque.

Une exclusivité sans contrôle, sans engagement.

Le photographe qui vendrait au travers une banale banque d’image libre de droit n’a rien d’un auteur professionnel sérieux. Parfois étranger, parfois amateur, parfois voleurs d’image, rarement pro, il ne déclare pas ces petites sommes d’argents perçues. Ce photographe là, ne s’engage en rien sur le papier lors d’une transaction effectuée avec une banale banque d’image en ligne : Il valide des conditions générales par une simple case à cocher sur une page Internet, et cela de façon très légère. Il n’y a aucune trace manuscrite et encore moins de signature. La cession de droit est virtuelle.

Au delà de l’aspect très discutable de la cession de droit sans signature manuscrite, il y a bien souvent encore un autre soucis : Un photographe amateur sans scrupules multipliera les chances de ventes dans plusieurs banques d’images. Comment peut-on espérer acheter l’exclusivité d’une photographie alors qu’elle est diffusée de la sorte ? L’entreprise qui associerait son produit ou sa marque à une photo diffusée en libre de droit, encoure le risque qu’une autre société utilise cette même image, dans un tout autre contexte, parfois frisant le ridicule et parfois même concurrentiel.

Depuis des années, une société suédoise utilisait l’image d’un Turc sans autorisation. L’homme de 77ans qui figurait sur les pots de yaourt vendus par la laiterie a obtenu entre 1,5 million de couronnes et 2 millions de couronnes de dédommagements. (soit entre 160.000 et 212.000 euros) La laiterie a expliqué avoir acheté la photographie à une banque d’images libres de droits.

Le retour des agences et de l'édition vers les photographes pros

Aujourd’hui d’anciens clients que je pensais perdus pour toujours reviennent vers moi. La confiance donnée à certaines banques d’images en ligne s’émiette peu à peu.

Géo

A propos de l'auteur Géo :
Photographe professionnel, je shoot tout sauf les ballons. J’exerce pour l’horlogerie de luxe en Suisse comme à l’international. (Pas de contact possible par e-mail pour moi, demandez à Stéphan qui (...) Lire la suite...




19/12/2009 09:24:33

Banques d’images libres de droits

En effet, libre de droits veut-il dire que l’on peut faire tout et n’importe quoi . Je ne le pense pas, quand je "vois" le temps passé à réaliser mes images (photographies ou créations ab nihilo). Ensuite, se voir proposer l’achat et le libre usage pour 1 Euro, cela finit par irriter. Par ailleurs on veut de plus en plus du "discount", du "good price for you" ; bref, du consommable. Qu’importe alors l’origine de l’image et sa légitime paternité. L’objectif est atteint, on a le "papier" pour trois fois rien. Ensuite, comment suivre ses oeuvres sur le Net ? Les couvrir de marquages anti-copie, au risque de les voir dénaturées. Amoindrir la résolution et le format afin de décourager "l’impression"...Peut-être cela suffit-il ; momentanément. Et encore !?
Là où on ne peut vraiment "plus rien" c’est quand on a livré le boulot en haute résolution et propre à l’utilisation pour l’impression. On se bornera à "penser" que le diffuseur de l’image n’oubliera pas le créateur...Voeu pieux diront certains. Tout le monde le sait, il n’y a aucune protection parfaite contre la copie, la contrefaçon, etc, etc.
Alors que faire ? On sait par définition que l’Art et les affaires ne font pas toujours, pour ne pas dire jamais ; bon ménage. J’en veux pour preuve ce vocable très significatif, qui pourrait être une Fable de notre ami Jean (autre artiste...) : L’ARTISTE (celui / celle qui crée) et le MARCHAND d’ART (celui qui vend leurs oeuvres, et se sert au passage)...Mais ceci est une autre histoire.
Pour ma part j’espère arriver un jour à vivre de mes oeuvres, pour l’instant ce n’est pas le cas et je suis obligé de "faire" un autre Job pour remplir mon assiette et les compte de mes créanciers. Alors Mesdames et Messieurs les "Chairmen Excutive", pour Noël, soyez sympas, augmentez un peu la rémunération des "gens" qui créent pour vous et "Ne faites pas de copies Illégales". smiley smiley


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